jeudi 18 janvier 2018

Carignan sur lit : secouez-moi !


Dans la nouvelle version du Carignan blanc sur lit (lire lie), Jeff Carrel a poussé à l'extrême sur le côté brut de cuve en laissant non seulement les gaz résiduels mais aussi un peu de lie dans chaque bouteille. Comme il n'a pas mis de gomme de xanthane pour que la lie reste en suspension, c'est au consommateur de faire le job : il faut donc, comme vous le feriez avec le soda à la petite bouteille ronde ou votre bouteille de jus d'orange avec pulpe incluse, secouer la bouteille jusqu'à ce que la lie soit bien mélangée. 



Vous obtiendrez une robe proche de la photo ci-dessus (ou ci-dessous), d'un jaune pâle trouble. 

Le nez fait très limonade, avec un citron bien marqué (un peu de craie humide, aussi ... même si les vignes poussent sur granit !)

La bouche est ronde, charnue, croquante, avec une matière pulpeuse, fraîche, désaltérante et toujours ce citron comme fil conducteur. Il y a un léger perlant, tout en finesse. Ce qui marque le plus, c'est la buvabilité, avec l'impression de ne pas déguster une boisson alcoolisée. Et c'est foutrement dangereux, cette affaire... 

La finale est un hymne au triple A (Acidité, Amertume, Astringence) dans un style subtil, mais qui vous dessoiffe direct. C'est comme si vous aviez bu une limonade bien citronnée et pas sucrée. Ça redonne l'envie de passer à la seconde gorgée, puis à la suivante (après, vous arrêtez, promis ?). 

Comme la plupart des vins de Jeff Carrel, on est dans l'abordable : 8 € à l'unité, 7.50 € par 6, 7.00 € par 12. Irrésistible...